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Cinq mandatures au service de votre Interprofession

Publié Publié dans La Lettre B

Nous vous proposons cinq entretiens exclusifs avec ceux qui ont présidé successivement l’Interprofession nationale depuis sa création en 2004 afin de valoriser tous les usages du bois, dans le respect d’une gestion durable des forêts.

Dominique Juillot : le président pionnier

2005 > 2009

Premier président de France Bois Forêt, le scieur chalonnais a structuré l’Interprofession alors naissante et ouvert des pistes de réflexion, toujours actuelles.

DR

Paradoxe, c’est au moment où l’État met fin au Fonds forestier national, à la fin du siècle dernier, qu’il plaide en faveur de la structuration de la filière forêt-bois. Après moult discussions, propriétaires, forestiers, scieurs, coopératives finissent par s’entendre sur l’organisation de l’organisation, d’une ambition, d’un système de financement et d’un nom : ce sera Dominique Juillot !


Le président de la Fédération nationale du bois (FNB) connaît évidemment son sujet. Dans le civil, il dirige les Scieries Réunies du Châlonnais. À l’Assemblée nationale, il est un des rares députés (UMP) à attirer l’attention des pouvoirs publics sur les bénéfices (environnementaux, énergétiques, climatiques) que générerait une relance de la politique forestière. « L’ambition première de France Bois Forêt était d’offrir un espace de discussion à tous les acteurs du monde du bois et de la forêt, en faisant abstraction de leurs divergences. Cela offrait la possibilité d’imaginer, ensemble, l’avenir de ce secteur », rappelle le maire de Mercurey en Saône-et-Loire.


Une véritable provocation
À peine créée, en 2005, France Bois Forêt rencontre ses premières difficultés. « Interlocuteurs de Bercy, les industriels du bois n’ont pas voulu s’intégrer à une structure qu’ils jugeaient proche du ministère de l’Agriculture », confirme l’ancien basketteur. Prima inter pares*, l’interprofession du pin maritime fait aussi de la résistance. « J’ai dû batailler pour faire entendre que le massif des Landes n’était pas un monde à part. »
La structure ainsi posée, restait à la financer, avec la désormais fameuse Contribution volontaire obligatoire (CVO). « Cela a été considéré par certains comme une véritable provocation. Mais comment faire vivre une organisation qui a vocation à engager des opérations de communication sans budget ? » Le message mettra quelques années à percoler.


Un outil de développement durable
Des messages, France Bois Forêt en distille dès son plus jeune âge. « Aux pouvoirs publics et au grand public, il fallait surtout montrer que la bonne gestion de la forêt est un outil de développement durable : créateur d’énergies renouvelables, d’emplois locaux, de puits de carbone, d’économies de matières premières. »
En interne, les idées fusent aussi très vite. « Pour accélérer le renouvellement, nous avions notamment imaginé que l’État ou les collec­tivités puissent bénéficier d’un droit de préemption lors de la mise en vente de parcelle. Nous voulions aussi organiser une gestion de la forêt par bassin, par massif. Cela aurait permis d’harmoniser les pratiques, les cycles forestiers, malgré la multiplicité de propriétés forestières. »
Des concepts qui restent d’actualité. Au moment où l’État se pique de nouveau de renouveler la forêt et de l’adapter à la nouvelle donne climatique.

*« Première parmi les paires »


Jean-Pierre Michel : « Trois années que je n’ai pas vu passer… »

2009 > 2012

Pacificateur, le premier président issu des Communes forestières a ouvert France Bois Forêt (FBF) sur la société, ses parties prenantes et l’international.

Photo : Cheick Saidou

À sa manière, Jean-Pierre Michel a été un pionnier. Bombardé à la présidence tournante de France Bois Forêt en 2009, il est le premier représentant des Communes forestières à présider l’Interprofession. Dans ses nouvelles fonctions, l’ancien vice-président de la Fédération nationale des Communes forestières de France (FNCOFOR) devra faire preuve de diplomatie et de persévérance. Son mot d’ordre : « Ici, tout le monde doit payer la CVO. ». « Un de mes premiers dossiers a effectivement été de faire entrer la Contribution volontaire obligatoire », se souvient-il. Une tâche dont l’ancien maire de Rochetaillée, dans la Haute-Marne, s’est plutôt bien acquitté. « En arrivant, France Bois Forêt percevait deux millions d’euros par an de CVO, soit trois fois moins qu’à mon départ », décompte-t-il. Cette remise en ordre n’a pas été sans mal. « C’était, finalement, la première fois que toutes les professions de la filière travaillaient ensemble. Il a fallu montrer que la poursuite d’objectifs collectifs était plus bénéfique que la défense d’intérêts personnels », poursuit l’ancien édile. Cela n’est pourtant pas du goût de tout le monde : « On m’a souvent fait comprendre que je n’étais que le “petit“ maire d’un “petit“ village et non un grand propriétaire ni un industriel. Un élu du Sud-Ouest bien connu au niveau national a même tenté de faire pression pour défendre ses forestiers. » Sans effet.

Ouverture à la société
L’ouverture du monde forestier sur l’ensemble de la société est aussi inscrite au crédit du bilan de Jean-Pierre Michel. Utilisant près de la moitié du budget de l’Interprofession pour la communication, son équipe organise, en mai 2010, Nature Capitale : le verdissement avant la lettre de la plus célèbre avenue parisienne. « Le succès a été au rendez-vous : deux millions de visiteurs se sont pressés dans la forêt que nous avions installée sur les Champs-Élysées, parmi lesquels le président Sarkozy et le ministre de l’Agriculture d’alors, Bruno Le Maire. » Impressionnante, cette opération de communication permet aussi à FBF de faire connaître la forêt. « Si l’on veut que les métiers forestiers soient attractifs, il faut s’ouvrir au grand public, aux écoles, aux collèges, aux lycées », justifie-t-il. L’ouverture se fera aussi aux métiers de la construction. L’Interprofession participe à la conception du nouveau refuge de l’aiguille du Goûter. Situé à plus de 3 800 m dans le massif du Mont-Blanc, ce bâtiment futuriste à haute qualité environnementale est surtout essentiellement bâti en sapin blanc et mélèze. Dix ans après son inauguration, il reste une référence de la construction bois.

Recherche et prospective
La recherche et le développement ne sont pas oubliés. France Bois Forêt se rapproche alors des forestiers québécois. « Nous avons commencé par organiser des forums franco-québécois. Ce qui nous a permis de beaucoup apprendre sur la valorisation énergétique, la construction bois ou la chimie de la cellulose. » Parallèlement, l’Interprofession donne des coups de pouce au commerce du bois, en soutenant diverses initiatives, dont French Timber, ou la « régionalisation » de ses actions. La prospective n’attend pas, dit-on parfois. Durant son mandat, Jean-Pierre Michel propose ainsi aux pouvoirs publics de mettre en place le Fonds stratégique carbone. Idée novatrice, il s’agit de monétiser la capacité qu’ont les arbres de stocker le carbone superflu. « Cela nous aurait permis de contribuer à capter du carbone, tout en générant des fonds pour financer la gestion et la replantation des forêts », souligne l’ancien industriel. Bien reçue par le président Hollande, l’idée sera finalement enterrée par l’une de ses ministres de l’Environnement. Elle pourrait renaître sous peu.
Au début de sa présidence, le « petit » maire de la Haute-Marne espérait pouvoir conjuguer son mandat avec ses premières années de retraite professionnelle. « En fait, c’était plus qu’un plein-temps. Mon épouse m’a même reproché d’avoir allongé mes journées de travail. Je n’ai vraiment pas vu passer ces trois années de présidence… »


Laurent Denormandie : une présidence tournée vers l’avenir

2012 > 2015

Durant ses trois années de mandat, Laurent Denormandie a consolidé France Bois Forêt et posé quelques jalons pour l’avenir forestier.

DR

L’accession à la présidence de France Bois Forêt, en 2012, ne dépayse pas Laurent Denormandie. Le P-DG de Sylvabois a, huit années durant, dirigé la section de l’Aisne de la Fédération nationale du bois (FNB), avant de prendre, en 2002, les rênes de la FNB pendant douze ans. « Je me sentais comme un poisson dans l’eau en arrivant à France Bois Forêt », confirme-t-il à La Lettre B. Mais l’eau est un peu agitée.
Nombre d’adhérents de l’Interprofession peinent encore à régler leur Contribution interprofessionnelle obligatoire (CVO). « À l’époque, France Bois Forêt est encore un peu neuve dans le paysage forestier français, avec les problèmes de légitimité que cela peut occasionner », se souvient l’ancien président de FBF. Certains contributeurs menacent de créer leur structure autonome.


Renouvellement forestier
Peut-être la seule secousse ressentie durant ces trois années. « Pendant mon mandat, il n’y a pas eu de crise majeure internationale, ni de pandémie, ni d’événements climatiques exceptionnels », constate Laurent Denormandie. Ce qui a laissé tout loisir à son équipe de faire prospérer toute une série de dossiers de fond. « À commencer par le problème du renouvellement forestier. Ce sujet n’était pas neuf, mais il fallait continuer de le porter auprès de l’État, des services et de la société. »
On parlait pourtant déjà de bio­diversité, de bois-énergie, de matériau de construction, de développement de la transformation du bois. Sans réel progrès. Une raison parmi d’autres qui explique ce manque d’attention : « Nous plaidions, et nous continuons de le faire, pour un reboisement de résineux, bois que nous importons en partie et dont a besoin la construction, alors que notre forêt est surtout feuillue. »


ONF en panne de gouvernance
C’était l’époque où le ministre de tutelle, Stéphane Le Foll, s’impliquait sans moyens sur la forêt. Une époque, déjà, où l’Office national des forêts (ONF) est victime de crises de gouvernance à répétition. « Les gouvernements se sont escrimés à ne pas mettre de forestier à la tête de l’Office. En toute logique, les agents sur le terrain n’adhéraient pas à leur politique qui a notamment segmenté à outrance les fonctions forestières et commerciales. » Pas de quoi faire avancer le lourd dossier du renouvellement forestier, justement.
Comme tous les présidents de l’Inter­profession nationale, Laurent Denormandie a rapproché des logiques apparemment inconciliables : « Le problème du propriétaire n’est pas d’aider la scierie voisine, mais bien de vendre au meilleur prix. Ce qui peut mener à des aberrations, comme de voir des grumes exportées vers la Chine ; pays qui nous revend ensuite des produits finis. L’important, c’est de trouver le juste équilibre entre les besoins du propriétaire, du scieur et de la commune forestière », résume-t-il.


Planètes bien alignées

Sept ans après la fin de son mandat, Laurent Denormandie se veut optimiste. « Le ministère de l’Agriculture a enfin mis le paquet sur le renouvellement forestier. » Grâce au plan France Relance (en partie financé par l’Union européenne), l’État consacre 200 millions d’euros à la replantation de 45 000 ha de forêts attaquées par les scolytes ou mises à mal par les effets du réchauffement climatique. « C’est une vraie première qui permettra de redonner du tonus aux massifs de l’Est de la France, de créer ou de pérenniser des emplois locaux, et de sécuriser, à terme, l’approvisionnement en bois », se félicite le patron de Sylvabois. « Avec la hausse annoncée de la demande en bois pour la construction bas carbone, la production d’énergie renouvelable et les besoins croissants de séquestrer du carbone, jamais les planètes n’auront été aussi bien alignées pour l’avenir de la forêt. France Bois Forêt porte un outil au service de tous les acteurs. Ensemble, on est plus fort. Ensemble, on va plus loin. »


Cyril Le Picard : conforter l’Interprofession dans son rôle de médiateur

2015 > 2018

Entre 2015 et 2018, Cyril Le Picard a conforté le paiement de la CVO, accueilli la section Pin maritime, sensibilisé les prescripteurs aux nouveaux usages du bois et plaidé pour un soutien public à la régénération des massifs.

La diplomatie, Cyril Le Picard connaît. À son arrivée à la présidence de France Bois Forêt (FBF), l’ancien président de l’Union des coopératives forestières doit faire preuve de diplomatie. En 2015, le règlement de la Contribution volontaire obligatoire (CVO) n’est pas encore un réflexe chez tous les adhérents de l’Interprofession. « Mon premier objectif a été de faire accepter la CVO à tout le monde, reconnaît l’ex-président de France Biomasse Énergie. Cela m’a amené à beaucoup écouter et à engager de nombreux dialogues avec les membres et les syndicats où chacun défendait son bout de gras. »

Une médiation de l’ONF
Tout aussi délicats sont les dossiers de l’élargissement de France Bois Forêt. Après moult discussions, l’Interprofession intègre, fin 2016, la section dédiée au Pin maritime, obligeant de facto les producteurs de cette essence à entrer dans le dispositif de la CVO. Difficile, ce rapprochement devra faire l’objet d’une médiation de Jean-Yves Caullet, alors président de l’Office national des forêts (ONF) pour aboutir.

Lobbying intense
Troisième priorité : faire reconnaître l’urgence d’un soutien public à la régénération des massifs tricolores. « Nous avons dû nous livrer à un lobbying politique très intensif, notamment auprès du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, pourtant très pro-forêt », rappelle Cyril Le Picard. Si le message est entendu, il mettra encore quelques années à produire ses effets.

Cibler les professionnels
Moins dissensuelle sera l’orientation de la nouvelle campagne de communication institutionnelle. « En 2017, il s’agissait de faire connaître le bois et ses usages à un moment où il ne bénéficiait pas de l’engouement actuel », se souvient Cyril Le Picard. Ce sera : « Pour moi, c’est le bois. » Cette première prise de parole de France Bois Forêt se déploie sur tous les supports : presse écrite, radio, télévision, Internet et réseaux sociaux. Ciblée sur les prescripteurs, elle entend rappeler que « le bois est un matériau qui répond parfaitement aux attentes et enjeux du 21e siècle, qu’ils soient économiques ou écologiques ».

« La forêt » de Notre-Dame
Trois ans de présidence ont aussi permis de forger une équipe d’administrateurs très engagés. « Qu’ils soient producteurs d’emballages, scieurs ou propriétaires, ils sont tous animés d’une véritable passion au service du bois et de ceux qui le font vivre », s’enthousiasme Cyril Le Picard.
Un esprit d’équipe qui profite à l’Interprofession et ses parties prenantes. « Sans France Bois Forêt et ses administrateurs, jamais l’État n’aurait trouvé aussi rapidement des propriétaires, des scieurs et des transporteurs qui fourniront les 2 000 chênes grâce auxquels on rebâtira la charpente de Notre-Dame de Paris, sa future nouvelle “forêt“. »

Amorcer le virage de la modernité
Désormais reconnue comme un des piliers de la politique forestière nationale, FBF doit anticiper les aspirations à venir. « Nous devons aider les membres de France Bois Forêt à amorcer le virage de la modernité. Montrer notamment que les métiers du bois répondent aux aspirations sociétales (la protection de la nature, la lutte contre le changement climatique) et aux besoins des professionnels, que ce soit pour produire de l’énergie ou des matériaux biosourcés pour le bâtiment. Montrer aussi que la forêt est intimement liée au changement climatique. Elle doit être régénérée pour en supporter les effets. Et mise en exploitation pour réduire nos émissions carbonées vers l’atmosphère. »


Michel Druilhe : le climat, un sujet mobilisateur pour l’Interprofession

2018 > 2021

En réorientant les actions de commu­nication sur le grand public et les parties prenantes, le président Druilhe a fait de la stratégie climatique française une thématique mobilisatrice pour les membres de l’Interprofession. Non sans succès.

« Être président d’une Interprofession dont l’un des buts est de proposer des solutions au changement climatique est très valorisant. » Michel Druilhe est cash. Élu, en 2018, à la présidence de France Bois Forêt, l’ancien scieur lorrain a mis toute son énergie pour faire de la forêt française la plus efficace des éponges à carbone de l’Hexagone. Une autre façon de resserrer les rangs : « Il n’y avait pas forcément d’unité de vues sur les sujets fondamentaux, le climat en était une ! »

Rappeler les évidences
« Il a fallu rappeler à nos parties prenantes quelques évidences : toutes les activités humaines génèrent des gaz à effet de serre (GES). Or la forêt absorbe et stocke du carbone. Et en utilisant la biomasse pour produire de l’énergie ou dans la construction, on évite de consommer des énergies fossiles et des matières premières dont l’extraction et la transformation sont aussi d’importantes sources d’émissions », rappelle l’ancien président de l’Interprofession. Problème : faute d’investissement pérenne, la forêt française peine à satisfaire tous les besoins. « Avec l’arrêt du Fonds forestier national, en 1999, nous avons pris du retard pour la renouveler. » Depuis une trentaine d’années, la part des jeunes arbres a chuté de 40 %. Et si le stock de bois a globalement progressé, la forêt a vieilli, diminuant ses capacités d’absorption et de production. « La surface de la forêt française a doublé en 150 ans, mais moins du tiers est exploité régulièrement. »

La coupe ne rabote pas la biodiversité
D’où l’idée de consacrer la moitié du budget annuel de France Bois Forêt à des opérations de commu­nication ciblées. Au moment où la préservation de la biodiversité commence à devenir une préoccupation sociétale, il a fallu convaincre le grand public que la coupe du bois était un mécanisme essentiel d’une gestion durable de la forêt. « Il fallait notamment montrer que ce qui se passe dans nos massifs n’a strictement rien à voir avec la déforestation de l’Amazonie brésilienne, imputable à l’agriculture industrielle et aux effets du réchauffement climatique. »
Le message destiné aux professionnels était tout autre : « Nous avons montré à tous les secteurs concernés (construction, énergie, emballages) les bienfaits économiques et environnementaux des usages du bois, comme source d’énergie renouvelable, comme matériau biosourcé. Nous avons aussi rappelé au gouvernement que le secteur du bois emploie 400 000 personnes, soit 12 % des effectifs de l’industrie française », explique Michel Druilhe.

Consacrer l’argent du carbone à la forêt
En filigrane, l’Interprofession propose un deal à l’administration d’Édouard Philippe. Puisque la forêt a une vocation naturelle à absorber du carbone, mais qu’elle a besoin d’un coup de pouce financier, pourquoi ne pas consacrer une partie des revenus générés par la taxe carbone frappant les combus­tibles fossiles ou par la mise aux enchères des quotas d’émissions de GES (le système ETS) pour financer le renouvellement forestier ? « L’idée était de consacrer 200 millions d’euros par an pendant dix ans. Ce que nous n’avons pas obtenu des pouvoirs publics. »
Il aura fallu attendre la publication, en septembre 2020, du plan de relance post-Covid pour que le gouvernement consacre une petite part (0,2 %) de France Relance au renouvellement forestier.
Entre 2021 et 2022, le ministère de l’Agriculture allouera 200 millions d’euros à l’adaptation des forêts au changement climatique, à leur renouvellement « pour protéger la biodiversité et répondre aux besoins de la société en produits de bois ». Toujours mieux que rien.

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