ONF-Agir pour la forêt : 34 projets en 2020

ONF-Agir pour la forêt : 34 projets en 2020

Après une première année, le Fonds ONF-Agir pour la forêt montre déjà toute sa pertinence. Pas moins de 34 projets financés et engagés en 2020 au profit de la préservation des forêts publiques.

« La création du Fonds ONF-Agir pour la forêt1, en 2019, a été motivée par l’urgence climatique et la nécessité de préserver la vitalité des forêts publiques », explique Frédérique Lecomte, déléguée générale Mécénat, direction commerciale Bois et Services, Office national des forêts (ONF). Sa structure dédiée a permis de développer une activité de partenariat accessible aux petits dons. « En 2020, 27 mécènes nous ont rejoints : la plupart sont des moyennes et petites entreprises. » Pour le reste, « ce sont d’anciens mécènes de l’ONF et des entreprises souhaitant s’engager dans le cadre de leur politique de responsabilité sociétale et environnementale, la RSE. Leur profil va de la banque à l’agroalimentaire, en passant par le transport, l’énergie, ou encore les vins et spiritueux. Nous comptons aussi 171 donateurs particuliers ».

Îlots d’avenir dans les forêts domaniales de Woëvre et du Pontoux (Grand-Est), afin d’y tester deux nouvelles essences : le séquoia toujours vert et le chêne pubescent. Soit 4 000 plants sur 2 ha. Photo : ONF

Des projets à dimensions multiples

Ce fonds de dotation s’articule autour de six domaines d’intervention, qui illustrent toute la fonctionnalité de la gestion forestière : plantation/régénération, préservation de la biodiversité, prévention des risques naturels, accueil du public, sauvegarde du patrimoine historique et culturel, enfin, innovation. Sur les 52 projets validés en 2020, 18 sont en cours de financement et 34 sont déjà financés et engagés (voir encadré), couvrant l’ensemble des thématiques. De même que la dizaine de projets déjà prévus sur 2021. « Il faut préciser que tous ces projets sont, potentiellement, multientrées. » Par exemple, le pavillon de l’Étoile du 19e siècle de la forêt de Perche-Trappe (Orne), classé dans la thématique « restauration de patrimoine », ouvre aussi sur la sensibilisation du public et la protection de la biodiversité avec l’accueil de chauve-souris. « C’est ce qui fait la spécificité et la richesse de notre fonds : soutenir des projets presque toujours à dimensions multiples », conclut Frédérique Lecomte.

Les projets financés en 2020

  • 19 projets « Planter et régénérer pour demain ». Soit environ 50 000 arbres plantés et 30 ha reconstitués. Exemple : reboisement de 3,5 ha de la parcelle 133, forêt domaniale de Sillé (Mayenne et Sarthe).
  • 4 projets « Agir pour la biodiversité ». Exemple : préservation des mares en forêts domaniales de Roumare et de Verte (Normandie).
  • 5 projets « Agir pour l’accueil de tout public » (18 %). Exemple : création d’un espace pédagogique forestier dans la forêt domaniale des Coulmes (Isère), au cœur du massif. • 1 projet « Agir pour le patrimoine historique et culturel en forêt », soit la restauration du pavillon de l’Étoile dans la forêt domaniale du Perche et de la Trappe (Orne).
  • 1 projet « Agir pour prévenir et gérer les risques naturels », soit la restauration de la mangrove de Port-Louis en Guadeloupe.
  • 4 projets « Innover pour la forêt » : des projets « îlots d’avenir » pour tester des essences plus résistantes. Exemple : le séquoia toujours vert et le chêne pubescent sur les forêts de Woëvre (Meuse) et du Pontoux (Saône-et-Loire).