Emballages bois : transporter, protéger, conserver, des marchés en plein essor

Emballages bois : transporter, protéger, conserver, des marchés en plein essor

Le Pôle emballage bois, qui regroupe trois organisations professionnelles représentatives au niveau national – le Seila, le Sypal, le Siel – présente une étude structurelle du marché, financée par France Bois Forêt. Chiffres clés.

Étude structurelle sur les emballages bois réalisée en 2020 par Gallileo (données 2019).

Enjeux environnementaux, logistique, stockage, commercialisation… Les emballages bois s’imposent comme un secteur d’avenir. Selon l’étude structurelle réalisée en 2020 par la société Gallileo4, le marché représentait, en 2019, plus de 1,5 Md€ de chiffre d’affaires, soit une progression de 2,6 % par an en moyenne depuis 2015. De quoi confirmer sa position au sein de la filière forêt-bois – à comparer avec le CA de la construction bois : 1,9 Md€.

En outre, les 860 entreprises du secteur représentent 17 400 emplois directs dans toute la France au plus près des territoires. Pour assurer cette production, l’industrie consomme 513 000 m3 de grumes (pour les emballages légers), 1,8 Mm3 de sciages et 175 000 m3 issus de produits bois déjà transformés (dés en bois moulés, panneaux de contreplaqués, OSB…). Quant à la commercialisation, tous les secteurs d’activités sont concernés : indus­trie manufacturière (46 %) et industrie agro­alimentaire (34 %). Bref, une belle compéti­tivité économique !

Autres atouts des emballages bois ? Ils sont légion ! Premiers d’entre eux : un matériau issu d’une ressource renouvelable gérée durablement, des process de fabrication de haute technicité, mais peu énergivores, avec, à la clé, une solution recyclable, réutilisable et réparable. Choix écoresponsable, les emballages bois s’inscrivent dans une démarche d’économie circulaire : 90 % sont vendus en France à moins de 300 km de leur lieu de production. Sans oublier l’aptitude au contact alimentaire !

Des avantages qui font la différence et apportent une réponse technique parfaitement adaptée aux attentes du marché.

Doc. : Siel

Emballages légers : un chiffre d’affaires de 257 M€

  • Production : 1,1 Md
  • Progression CA : + 3,5 % par an depuis 2015
  • 45 entreprises
  • Environ 2 000 emplois directs
  • Ressource bois : 704 000 m3 équivalents bois brut utilisés, dont 628 700 m3 de peuplier, et 95 % d’origine France
  • Principaux secteurs destinataires : fruits et légumes, fromages, artisans des métiers de bouche

Atouts :

  • Économie locale : 54 % à moins de 100 km, et 91 % des entreprises françaises
  • Conservation des produits plus élevée comparée au plastique et au polystyrène
  • Absence de consommation d’énergie non renouvelable, d’émission de CO2, rejet minime de gaz à effet de serre à 20 ans

Emballages industriels et caisserie : un chiffre d’affaires de 413 M€ pour l’activité emballage industriel/caisserie incluant la logistique associée

  • Progression CA : + 2,1 % par an depuis 2015
  • 11 % des professionnels les plus importants représentent 73 % de l’activité
  • 59 % des emballages selon les méthodes d’emballage SEI (Syndicat de l’emballage industriel) : conforme au cahier des charges « Spécifications techniques des méthodes d’emballage des matériels industriels et applications diverses du Seila »
  • 171 entreprises productrices d’emballage industriel/caisserie
  • Environ 3 400 emplois directs
  • Ressource bois : 86 % des bois de sciage utilisés d’origine France
  • 31 % < 100 km
  • 28 % de 100 à 300 km
  • 69 % des ventes livrées à moins de 100 km
  • Secteur principal de vente : 78 % industrie manufacturière
  • Atouts : emballages plus légers et plus petits, contenants adaptés aux contenus, PEFC, livraison à proximité, bois en majorité d’origine française, traitement Nimp 15 (norme internationale de mesures phytosanitaires n° 15 pour le commerce international).
Doc. : Seila
Doc. : Sypal

Palettes et caisses palettes : un chiffre d’affaires de 842 M€

  • 645 entreprises de fabrication et de reconditionnement de palettes
  • Environ 12 000 emplois directs
  • Approvisionnement : plus de 1,5 Mm3 de sciages (94 % de résineux)

Palette neuve

  • 50 M de palettes neuves vendues
  • 88 % des palettes neuves vendues à moins de 300 km des clients
  • Secteurs les plus consommateurs : 49 % dans l’industrie manufacturière (chimie/pétrochimie, pharmacie/cosmétique, équipement électrique,
    verre, papier/carton…)

Palette reconditionnée

  • Collecte en France : 98,5 M
  • Vente : 78,5 M
  • 79 % des palettes d’occasion vendues à moins de 300 km des clients
  • 2 % des reconditionneurs = 60 % des volumes collectés
  • Secteurs les plus consommateurs : industrie agro­alimentaire (29 %), papier/carton (17 %) et BTP (17 %)