France Bois Forêt évalue les programmes financés par la CVO

Depuis le mois de juin dernier, France Bois Forêt procède à des retours d’expériences dans le cadre de ses missions de suivi. Objectif : identifier les points forts et les axes d’amélioration afin d’apporter des recommandations pour une meilleure mise en œuvre des programmes.

Deux retours d’expériences ont été lancés en juin dernier ; l’un concerne le Plan Bois Construction et l’autre, objet de cet article, porte sur quatre programmes liés à la mobilisation de l’amont forestier. « Sensiprod », « Mobiliser », « Référents forêt et territoire » et « Actions propriétaires et grand public », ces quatre programmes représentent un financement global de 1,7 M€ depuis 2013 sur cinq ans et comportent de nombreuses synergies et complémentarités qu’il était nécessaire d’identifier.

Quatre programmes à la loupe
« Sensiprod » (sensibiliser et encourager les propriétaires forestiers privés à devenir des producteurs), porté par l’Union de la coopération forestière française (UCFF) et débuté en 2014, avait pour objectifs de transformer les propriétaires privés en producteurs responsables et de leur faire prendre conscience de l’intérêt économique d’une sylviculture dynamique. Ce programme s’est déroulé d’octobre 2014 à octobre 2016 et a été financé par France Bois Forêt à hauteur de 571 k€.
La campagne « Mobiliser », lancée, elle, en 2016 et prévue sur trois ans, a donné lieu à trois conventions entre France Bois Forêt et la Fédération des syndicats de propriétaires forestiers privés (Fransylva), porteurs du programme, pour un montant total de 369 k€. Elle vise pour sa part à mobiliser les propriétaires forestiers et à accompagner la filière forêt-bois fran­çaise par la mise en place d’un réseau de référents régionaux.

Doc. : France Bois Forêt/Nomadéis

Porté par la Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR), le programme « Référents forêt et territoire » a, lui, pour but d’accompagner les élus dans le développement de leurs territoires en s’appuyant sur leurs atouts forestiers, et de renforcer les liens entre les territoires et la filière forêt-bois. Trois conventions ont été signées depuis 2016 pour un financement total de 593 k€ sur trois ans.
La campagne « Actions propriétaires et grand public », quant à elle, menée depuis son démarrage en 2013 par l’association PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières), a donné lieu à quatre conventions représen­tant un montant total de 380 k€. Ses deux objectifs principaux : aug­menter les volumes de bois certifiés PEFC disponibles sur le marché en amenant les propriétaires privés et publics vers une démarche de certification, et accroître la visibilité de la marque PEFC dans les enseignes de distribution grand public. L’évaluation s’est concentrée uniquement sur le premier objectif.

 

Résultats et pistes d’amélioration
Confié à Nomadéis, société de conseil en développement durable, le retour d’expériences visait à formuler une opinion indépendante et motivée sur les financements octroyés. Il devait notamment porter sur la cohérence, l’efficacité, l’efficience et l’impact des quatre programmes de façon individuelle et collective. Il s’agissait aussi de positionner France Bois Forêt dans le cadre des futures demandes de financement qui porteraient sur ces thématiques.
Remis à la fin du mois d’octobre 2018, le rapport de la société Nomadéis a permis de mettre en avant les points forts de l’action de France Bois Forêt : il souligne notamment que l’ensemble des objectifs généraux et des cibles visées a été couvert dans le cadre des quatre programmes évalués. Ce travail a par ailleurs mis en exergue plusieurs messages clés pour une meilleure efficacité des projets. Ainsi, il apparaît opportun de promouvoir plus de synergies entre organisations professionnelles au sein des programmes et entre les programmes, d’encourager la réalisation de « programmes multi-intervenants » et le partage de données, de travailler davantage sur la notion d’intérêt collectif…
En matière de communication, le retour d’expériences met en exergue l’intérêt de maintenir une communication pluridimensionnelle : échelle nationale/territoriale, interprofessions et pro­fessionnels spécifiques de la filière. Enfin, le rapport conseille d’orienter les programmes vers des thématiques ciblées au niveau de l’Interprofession nationale, ceci afin de mieux cadrer les priorités attendues et de privilégier le long terme, notamment en sécurisant les fonds et le soutien avec la CVO.

Pour en savoir plus :
• franceboisforet.fr
nomadeis.com

AUDIT
Réf. FBF : 18AU899
Budget FBF : 21 k€