Futuropalette : la palette bois, outil du 3e millénaire

Le colloque Futuropalette a permis de mettre en perspective l’avenir de la palette bois, un produit qui ne cesse d’innover. Organisée par le Sypal*, en partenariat avec Emballages Magazine et avec le soutien financier de France Bois Forêt, la manifestation a réuni plus de 140 professionnels.

De gauche à droite, Tiziano Polito, rédacteur en chef adjoint Emballages Magazine ; Latifa Gahbiche, présidente-directrice générale de CHEP France ; Christian Agasse, directeur général de PAKI ; Vincent Wedrychowski, directeur de Valorpal ; Éric Deme, directeur d’ECO PGS ; Yanneck Blanc, dirigeant d’EDS.
Photo : Sypal

Elles sont partout : dans les camions, en tête des gondoles de la grande distribution, sur les aires de stockage, dans les entrepôts et sur les chantiers… Discrètes, mais incontournables, les palettes bois apportent à chaque besoin d’emballage, de logistique et de transport de vraies solutions économiques et performantes. Pourtant, le grand public ne les voit pas, et la plupart de ses utilisateurs les connaissent mal. Pire : la palette est, aujourd’hui, l’objet de certaines allégations ou contrevérités plus ou moins fondées qui pourraient, à terme, ternir son image. C’est pour apporter des éléments de réponse concrets, des données tangibles et chiffrées, qu’était organisé le premier colloque Futuropalette, le 5 avril dernier, à Paris. « Il s’agissait aussi de regarder vers le futur, car la palette bois est bel et bien un produit technique qui évolue sans cesse pour anticiper la demande du marché », précise Patrice Chanrion, manageur du pôle professionnel Palettes de la Fédération nationale du bois (FNB).

Vers une palette « intelligente »
Utilisateurs de palettes, professionnels du transport, de la logistique ou de la « supply chain », fabricants, loueurs ou reconditionneurs… l’ensemble de la filière était représenté lors de cette journée construite autour d’interventions d’experts et de tables rondes thématiques. Plusieurs sujets majeurs étaient au programme de la matinée, parmi lesquels, la traçabilité des produits et des prestations ou l’aptitude du bois au contact des aliments (fruits et légumes par exemple). L’après-midi était plus particulièrement placé sous le signe de l’utilisation et de la gestion des palettes avec, en toile de fond, une réflexion prospective sur la gestion de la chaîne logistique, en 2030. Comme l’a expliqué Philippe Wieser, directeur de l’Institut international de management pour la logistique de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), lors de son intervention, la palette de demain sera plus « intelligente » : « D’un support passif inerte, elle deviendra un support actif permettant la synchronisation parfaite des flux physiques et logistiques, grâce à l’information embarquée. »

Au cours de cette journée, trois artistes se sont laissés inspirer par la palette bois et l’ont réinterprétée pour créer des œuvres inédites qui ont été vendues aux enchères, le jour même, au profit des Restos du Cœur.
Photo : Chêne de l’Est

Quand la palette a du cœur
Enfin, à l’heure où le gouvernement a présenté ses cinquante mesures pour une économie circulaire, il n’était pas inutile de rappeler l’implication majeure de la palette bois dans ce processus, ce qu’a fait Stéphane Hallaire, président de Reforest’Action**. Et pour conclure la journée, trois artistes de renom ont créé, en direct, sous les yeux des participants, des œuvres inédites qui ont été vendues aux enchères au profit des Restos du Cœur. Une façon de rappeler que la palette bois constitue un maillon fort dans la formidable chaîne logistique et humaine créée par Coluche en 1985

* Sypal : syndicat national de l’industrie et des services de la palette bois – commission Palette bois de la Fédération nationale du bois
** Reforest’Action : entreprise dédiée à la reforestation
en France et dans le monde