Cop 21 suites, filière forêt-bois : investir pour l’avenir avec la Cop 21

En amont de la Cop 21, la filière forêt-bois, qui représente 440 000 emplois
et 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires, s’est réunie pour identifier de nouveaux outils d’investissement. L’enjeu majeur est de financer l’économie de la filière à travers la mobilisation de capitaux.
Le 5 novembre dernier, 530 professionnels ont participé au colloque « Filière forêt-bois et changement climatique : investir pour l’avenir ». Organisé par France Bois Forêt, France Bois Industries Entreprises et l’Association des sociétés et groupements fonciers et forestiers, ce colloque soutenu également par l’Ademe et la Cop 21 a rassemblé pour la première fois la filière et les professions financières. Comme l’a affirmé Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, « il y a peu de filières qui ont autant de richesses et de potentiels de valorisation, les entreprises de la forêt et du bois peuvent compter sur notre mobilisation ».

De nouveaux leviers de financement
Ce colloque confirme l’intérêt d’investir dans un secteur en plein développement, qui est un des leaderships environnementaux. En plus de la nécessaire dotation budgétaire qui doit revenir au Fonds stratégique de la forêt et du bois pour assurer son avenir et son efficacité, plusieurs pistes de financement sont identifiées : marchés volontaires du carbone, financements participatifs et épargne solidaire, capitaux des assureurs vie, groupements forestiers d’investissement (GFI) pour les particuliers… Des investissements dans la recherche et l’innovation sont nécessaires pour valoriser les forêts françaises de production. En effet, une forêt non gérée captera quatre fois moins de CO2. Ces investissements doivent aussi contribuer à développer de nouveaux marchés et produits, avec des industries de transformation et des entreprises qui dynamiseront la gestion forestière et la sylviculture, et conforteront les services environnementaux. En conclusion de ce colloque, Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, a annoncé la prochaine mise en place d’un appel à manifestation d’intérêt sur les bâtiments de grande hauteur. « Nous devons être ambitieux et accélérer le développement de projets porteurs et innovants de la filière forêt-bois. La France ne peut plus être en retard. »