De la forêt française aux meubles, avec Gautier

Pascal Debat, forestier en Gironde, fournit près de 2 000 stères de bois à Gautier.
Photo : Gautier

En Vendée, le groupe Gautier fabrique des meubles design et contemporains depuis 1960. Des produits « made in France », composés de bois issus exclusivement des forêts régionales gérées durablement. France Bois Forêt a donc souhaité mettre en valeur ce savoir-faire français.
Il y a 57 ans, Gautier imaginait ses premières chambres d’enfants avec un esprit visionnaire. Depuis, plus de 5 millions d’enfants ou adolescents ont dormi dans un lit Gautier, et l’entreprise propose, aujourd’hui, du mobilier pour toutes les pièces de la maison : salon, séjour, chambre à coucher adultes, chambre pour enfants, dressing, rangement… Avec 900 salariés, 115 magasins en France et dans le monde, 130 millions d’euros de chiffre d’affaires et 8 000 meubles qui sortent chaque jour des trois usines du groupe, on est loin du petit atelier d’ébénisterie des débuts. Le groupe est cependant resté fidèle à ses valeurs d’origine, celles d’un industriel ancré dans son territoire, qui favorise l’emploi local, maintient l’ensemble de sa production en France et s’inscrit dans une démarche globale de protection de l’environnement.

Un fabricant responsable

Pour produire ses meubles, le groupe Gautier utilise 85 000 tonnes de bois
français, essentiellement du pin.
Photo : Gautier

Gautier possède, depuis plusieurs années, la certification Iso 14001 ainsi que des gammes labellisées NF Environnement, symbole de son implication dans la logique d’écoconception. En novembre 2012, le groupe obtenait la certification PEFC, portant sur la traçabilité du bois et la gestion durable des forêts (lire notre article sur PEFC page 31). Une distinction qui valorise l’engagement historique de l’entreprise en faveur de l’environnement et du « Made in France ». Gautier maîtrise donc parfaitement sa production de A à Z : les panneaux de particules sont fabriqués en interne, et le bois français utilisé dans la conception des meubles est issu de forêts durablement gérées en région, toutes situées à moins de 300 km des trois usines vendéennes. Un choix qui répond aux valeurs fondatrices du groupe. « Nous travaillons avec des forestiers de confiance, référencés pour leur savoir-faire et possédant la certification PEFC », explique Julien Gauducheau, responsable Communi­cation de l’entreprise. C’est la garantie de consommer un produit sans culpabiliser en raison de l’impact environnemental de celui-ci. Environ 85 000 tonnes de bois, en l’occurrence du pin, sont ainsi utilisées chaque année pour la production des meubles. En privilégiant ce bois régional, Gautier limite son impact sur l’environnement et réussit le pari d’allier tradition et innovation. Pour en savoir plus et télécharger le catalogue : gautier.fr

Le photographe John Thackwray, lors de l’inauguration de l’exposition au VIA.
Photo : Gautier

Exposition originale au Cap 120
En février dernier, la galerie du VIA (Valorisation de l’Innovation dans l’Ameublement) a accueilli Tribe By Gautier, une exposition issue du travail de John Thackwray, photographe français d’origine sud-africaine. Tribe, c’est l’ambitieux défi que s’est lancé Gautier pour reconstituer sa tribu mondiale, soit près de 5 millions de jeunes ayant dormi ou dormant dans une chambre du fabricant de mobilier français ! Le photographe a parcouru le monde pour les rencontrer et les photographier. L’exposition propose de découvrir le portrait de ces « enfants Gautier », leur univers, leur quotidien, leur personnalité, leur culture, leurs espoirs à travers un seul et même lieu : leur chambre. Ce voyage unique en son genre, dans seize pays, Gautier a souhaité le partager avec le plus grand nombre grâce à cette exposition et un site internet dédié : tribebygautier.com. Les 52 portraits à découvrir sont des objets sans frontières, entre art et documentaire, ainsi qu’un témoignage original de notre époque, du monde et de la jeune génération, comme le rappelle John Thackwray : « Ces photos deviendront un document précieux pour ceux qui voudront savoir comment nous vivions. »