Une journée avec nos élus autour de la forêt et du bois

C’est au domaine de la Bourdaisière, à Montlouis-sur-Loire (37), que s’est tenue, le 16 octobre dernier, une journée débat entre la filière et plusieurs personnalités politiques : ministre, sénateur et députés. Un échange que l’Interprofession nationale France Bois Forêt a maintenu. La 5e édition du Festival de la forêt et du bois aura bien lieu les 5 et 6 juin 20211

« Ouvrir un dialogue entre la filière et les responsables politiques dans un cadre qui symbolise la forêt, loin des habituels lieux parisiens de débat que sont le Sénat ou l’Assemblée nationale. » C’était l’idée, explique Alban de La Selle, consultant chez Com’Publics, de cette journée du 16 octobre, organisée avec France Bois Forêt, le Club Bois & Forêt et Louis-Albert de Broglie, président des éditions Deyrolle Nature, Art et Éducation, forestier et ardent défenseur de la nature. « Ce fut une réussite ! Des échanges riches, avec des intervenants – tels le CNPF2, Fransylva3, l’ONF4, ou encore la FNB5 – très impliqués dans le devenir de la filière, et des invités de qualité ! », se félicite Michel Druilhe, président de France Bois Forêt (FBF). Marc Fesneau, ministre délégué aux relations avec le Parlement et à la participation citoyenne, était venu accompagné de parlementaires6. 

Incontournable dans la Stratégie nationale bas carbone 

Le premier débat fut consacré au rôle du bois dans l’objectif de neutralité carbone de la construction. Les atouts reconnus du matériau et la ressource forestière disponible incitent à l’optimisme. La forêt, le bois et, plus largement, les matériaux biosourcés, sont désormais des incontournables dans la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), selon les professionnels de la construction durable Woodeum, Icade ou encore Aire Nouvelle. Ces derniers ont d’ailleurs fait part de leur enthousiasme lors de cette journée, car, pour eux, précise Michel Druilhe, « parler construction bois avec leurs partenaires ne pose plus problème. Le matériau et les modes constructifs bois ont de plus en plus la “cote“ ». 

Le deuxième débat portait sur le Plan de relance du gouvernement, qui consacre 150 millions d’euros au renouvellement forestier (voir pp. 4 et 5) « ce qui démontre une prise de conscience des enjeux de la forêt en termes de lutte contre le réchauffement climatique, et de la crise majeure qu’elle traverse. L’action proposée par l’État, inédite, a été saluée, mais aussi discutée », souligne Alban de La Selle. Les représentants de la filière attendent ainsi une plus grande réactivité, une gestion plus souple des fonds. Sans oublier une vigilance de l’équilibre sylvo-cynégétique7

Dernier échange : la relation entre la filière et la société civile. « Le Français aime le matériau bois, mais paradoxalement, certains néoruraux n’aiment pas que l’on abatte l’arbre ! », explique Michel Druilhe. Il faut donc une stratégie de communication pédagogique pour expliquer l’exploitation forestière aux citoyens – jeunes ou vieux, ruraux ou citadins – et lever les incompréhensions. « Cela doit être notre feuille de route et notre leitmotiv », déclare, pour conclure, le président de France Bois Forêt. 

1 Initialement prévue les 17 et 18 octobre 2020.
2 Centre national de la propriété forestière.
3 Fédération Forestiers privés de France.
4 Office national des forêts.
5 Fédération nationale du bois.
6 Les député(e)s Sophie Auconie et Daniel Labaronne (Indre-et-Loire), Sophie Mette (Gironde), Bruno Millienne (Yvelines), François
de Rugy (Loire-Atlantique), Jean-Bernard Sempastous (Hautes-Pyrénées), ainsi que le sénateur de la Sarthe, Louis-Jean de Nicolaÿ.
7  Stade où les populations d’herbivores ou omnivores (sauvages et susceptibles d’endommager les arbres, les plantes ou d’en consommer excessivement les graines ou propagules) permettent la régénération naturelle et durable de la forêt.

Pour en savoir plus :
cnpf.fr
fransylva.fr
onf.fr
fnbois.com
labourdaisiere.com