Investir pour la forêt de demain

Améliorer les variétés forestières pour adapter les plantations aux besoins futurs, telle est la mission du GIE Semences forestières améliorées (SFA). Membre actif de France Bois Forêt, le groupement est associé aux actions financées par l’Interprofession nationale.
Créé en 1998, le GIE SFA, associant l’ONF et l’entreprise Vilmorin, a pour rôle d’assurer la valorisation des programmes de vergers à graines d’arbres forestiers mis en place par l’État dans les années 80. Il s’agit notamment pour le membre de France Bois Forêt d’entretenir ce patrimoine génétique pour qu’il perdure, d’en assurer les traitements fructifères, de mobiliser et de diffuser la ressource, d’en faire la promotion, de participer au renouvellement des vergers vieillissants afin de répondre aux besoins toujours plus diversifiés de la filière. Pour cela, le GIE travaille, avec l’appui des chercheurs (Inra, ONF, Irstea, FCBA…), à l’amélioration continue des variétés forestières. Objectif : accroître la production, la qualité et la résilience* des forêts, à travers l’obtention d’arbres plus vigoureux et plus résistants, adaptés à leur contexte pédoclimatique. « Les gains mesurés sur la production se situent entre 20 et 50 % », précise Joël Conche, président du GIE.

Joël Conche, président du GIE
Photo : FBF

Faire face aux changements climatiques
Les semences issues des variétés forestières améliorées disposant par ailleurs d’une base génétique plus large que celles récoltées sur les peuplements naturels, leur adaptabilité est plus importante et donne des peuplements plus résistants. « L’augmentation de la diversité génétique est primordiale pour pouvoir faire face aux incertitudes climatiques », ajoute Joël Conche. À partir de 2050, un été sur trois sera caniculaire (source GIEC), menaçant nombre d’essences locales qui n’auront pas les moyens de s’adapter naturellement à ces changements climatiques rapides induits par l’activité humaine. Le recours à la plantation de variétés améliorées bien adaptées à ces épisodes permet de répondre plus rapidement et efficacement à cette menace. Les variétés disponibles actuellement – sélectionnées, pour beaucoup, il y a une trentaine d’années dans des conditions climatiques plus favorables – doivent donc être progressivement enrichies pour être mieux adaptées aux changements globaux.

Pour en savoir plus :
onf.fr
vilmorin.com