De la valeur ajoutée pour les produits bois

Photo : Piveteau Bois

Moins de sciages bruts et plus de produits techniques, telle est la tendance révélée par une étude sur l’évolution de ces marchés. Étude renouvelée cette année par l’Observatoire économique de France Bois Forêt, avec le concours de la Fédération nationale du bois et Le Commerce du Bois.
Après 2003, 2010 et 2011, l’année 2016 voit paraître la quatrième édition d’une série d’études visant à caractériser l’évolution du marché français des sciages. Si les deux premières enquêtes portaient sur la segmentation du marché par types d’application et par canaux de distribution, la troisième, menée par Serge Lechu, a permis d’élargir le champ d’analyse aux produits techniques dérivés du sciage, à savoir les bois rabotés et les bois collés.
En 2015, il s’agissait de réactualiser l’ensemble de ces chiffres. Plus de place pour les produits techniques Même si les sciages bruts restent majoritaires, la part des produits transformés augmente chaque année : c’est là un des principaux enseignements de l’étude. « Il est révélateur d’une nette propension des entreprises à se tourner vers les produits techniques à plus forte valeur ajoutée », déclare Éric Toppan, coordinateur de l’Observatoire économique de France Bois Forêt. La consommation française de sciages bruts décroche en effet nettement à partir de 2010, tandis que sa progression s’était maintenue de 2001 à 2010. Cette évolution est à relier directement à la dégradation du marché de la construction pendant la même période. Une offre française plus compétitive Parallèlement, l’évolution de la production sur la période 2010 à 2015 affiche sensiblement la même tendance à la baisse que précédemment : de l’ordre de – 1,5 % par an en moyenne. Dans le même temps, les importations de sciages ont chuté de manière beaucoup plus importante, ce qui traduit une amélioration sensible de la compétitivité des scieries françaises depuis cinq ans, avec une amélioration des performances à l’exportation et une reconquête significative du marché intérieur. « C’est la bonne nouvelle de l’étude 2015. L’offre française devra cependant se préparer à la reprise attendue de la construction en anticipant la demande. »