Protéger les palettes du bleuissement et des moisissures

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La FNB et FCBA, soutenus par France Bois Forêt, publient un guide de bonnes pratiques pour limiter les contaminations des palettes par des champignons responsables de leur bleuissement et les protéger des attaques de moisissures.

Cellule de séchage permettant d’abaisser le taux d’humidité des palettes bois. Photos : FNB

De manière générale, grumes, sciages non séchés et bois ayant repris de l’humidité sont sujets au développement des champignons de bleuissement ou de moisissures. S’il n’existe pas de méthode d’élimination du bleuissement, un brossage en surface vient en revanche à bout des moisissures.
« Ces désordres esthétiques sont des phénomènes naturels distincts qui n’ont aucun impact sur les caractéristiques physiques et mécaniques des palettes, mais ils peuvent déplaire aux utilisateurs », explique Léa Charron, responsable de la commission de la palette bois de la Fédération nationale du bois (FNB).

Prévenir bleuissement et moisissures du bois

Complétant une fiche technique rédi­gée par FCBA et le Sypal en 2016, le nouveau guide pratique d’une douzaine de pages vise à aider scieurs, assembleurs, producteurs et utilisateurs de palettes et d’emballages bois à préserver leurs produits de ce type de contamination. Pour cela, il présente les mécanismes de développement des champignons et liste pour chaque grande étape, de la récolte du bois en forêt au reconditionnement de la palette, les risques associés et les mesures de prévention du bleuissement et des moisissures. Par exemple, le sciage devra intervenir tôt après l’abattage pour éviter l’attaque des grumes fraîchement écorcées par les champignons de bleuissement, ou leur contamination favorisée par la présence d’insectes exposant l’aubier à l’air. Les planches devront être ventilées lors de leur stockage également.
« Le moyen le plus efficace de réduire les risques est le séchage artificiel des bois. Cette opération doit être réalisée le plus rapidement possible après le sciage et le montage du produit fini », indique Léa Charron. Ce mode de séchage permet de réduire le degré d’humidité du bois à un niveau très bas, autour de 18 %, en prolongeant le passage au four plusieurs heures durant. Le bleuissement ne se développe que si le taux d’hygrométrie du bois est supérieur à 30 %. Il existe également des traitements de protection chimique, « mais ils doivent disposer d’une autorisation de mise sur le marché avec une aptitude au contact alimentaire si le bois est destiné au contact des denrées », ajoute-t-elle.

Transport et stockage 

Le transport aussi est un moment sensible. Qu’il s’agisse de remorques de camions bâchées ou de conteneurs, les palettes se trouvent en milieu confiné sujet à des variations thermiques, donc face à un risque de conden­sation et de développement fongique.
« Là encore, la ventilation s’impose, rappelle Léa Charron, tout comme lors du stockage, durant lequel il est très important de réserver une lame d’air entre les piles et avec les parois pour éviter la condensation. » Des précautions doivent en effet être observées lors du stockage des palettes, car leur séchage n’est pas une opération permettant de garantir que les bois restent définitivement à de bas taux d’humidité. Il faut éviter un stockage à l’extérieur et non abrité et la réhumidification au-delà de 30 % qui en résulterait. De même, l’utilisation de films en plastique ou encore le stockage en atmosphère confinée et non ventilée, en particulier sur des bois insuffisamment séchés ou encore chauds, provoque un risque de condensation donc de moisissures. Le guide pratique est en ligne sur le site internet de la FNB.

EN SAVOIR PLUS

> Consulter le guide des bonnes pratiques

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