France Bois Forêt https://franceboisforet.fr France Bois Forêt l’interprofession nationale soutient l’utilisation de la ressource forestière et des multiples usages du matériau bois. Fri, 14 Feb 2020 11:51:08 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.2 https://franceboisforet.fr/wp-content/uploads/2018/03/logo-FBF-85x85.png France Bois Forêt https://franceboisforet.fr 32 32 PEFC : « Entendre les professionnels et écouter les promeneurs. » https://franceboisforet.fr/2020/02/14/pefc-entendre-les-professionnels-et-ecouter-les-promeneurs/ Fri, 14 Feb 2020 11:51:08 +0000 https://franceboisforet.fr/?p=17533

La campagne de communication lancée par PEFC France a pour but de changer son image auprès des professionnels de la forêt. Au programme, des affiches à l’esthétique soignée, un film institutionnel de 2 minutes, et aussi des éléments de langage adaptés.

« Aider l’économie du bois à grandir et l’écologie à s’épanouir »… Voici l’un des cinq slogans portés par des affiches aux visuels dans l’air du temps, destinés à faire mieux connaître le Programme de reconnaissance des certifications forestières (PEFC). Paul-Emmanuel Huet, directeur exécutif de PEFC France, s’en réjouit : « La forêt n’a jamais été autant médiatisée, enjeux environnementaux et sociétaux obligent. Il fallait rendre notre rôle plus explicite. Nous ne sommes pas seulement une asso­ciation qui édicte des règles de gestion durable des forêts. Nous sommes dans l’action en œuvrant au quotidien au développement d’une filière forêt-bois-papier qui apporte des garanties. D’où l’importance de faire passerce message de gardien d’un équilibre entre les dimensions environnementale, sociétale et économique de la forêt. » Diffusée sur Internet (dont les réseaux sociaux), la campagne baptisée « Gardien de l’équilibre forestier » s’adresse aussi bien aux propriétaires forestiers qu’aux entreprises de la filière forêt-bois, aux coopératives, aux distributeurs, aux pres­cripteurs privés comme publics et aux antennes régionales qui mettent en œuvre et animent au quotidien la certification de groupe. « Nous poursuivons une mission d’intérêt général, précise Paul-Emmanuel Huet. Notre vocation est de naviguer avec tous les professionnels de la gestion durable dans le bateau PEFC. »

20 ans déjà !
PEFC fêtera les vingt ans de sa certification à la galerie VIA, Cap 120, à partir du 24 avril 2020. Dix jours d’événement durant lesquels les partenaires certifiés exposeront certains de leurs produits. Rendez-vous à Cap 120, 120 avenue Ledru-Rollin, Paris 11e arrondissement.

Pour en savoir plus :
pefc-france.org
• Galerie le French Design by VIA (Valorisation de l’innovation dans l’ameublement) : lefrenchdesign.org

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Santé et luxe : les arguments de poids pour le bois https://franceboisforet.fr/2020/02/14/sante-et-luxe-les-arguments-de-poids-pour-le-bois/ Fri, 14 Feb 2020 11:41:28 +0000 https://franceboisforet.fr/?p=17528

Suite du programme « Cadre de vie » visant à apporter une vision stratégique et économique des futures activités de la filière, France Bois Industries Entreprises (FBIE) rendait publiques, en octobre 2019, les brochures Wood-health et Wood-luxury (Bois Santé et Bois Luxe en français dans le texte). Ces deux études, cofinancées par France Bois Forêt et le Codifab*, décryptent, chiffres à l’appui, les marchés bois de la santé et du luxe, et donnent des clés concrètes à la filière bois. Vincent Petitet, délégué général de FBIE et directeur du projet, évoque pour nous les avancées obtenues depuis 2018.

Wood-health et Wood-luxury démon­trent que le secteur bois peut gagner des parts de marché dans l’univers de la santé comme dans les enseignes de luxe et les réseaux hôteliers étoilés.

La Lettre B –  Dans les bâtiments liés à la santé, le maître mot de votre étude est « confiance », celle qu’il faut conquérir auprès des institutions publiques et du ministère de la Santé. Avez-vous noté une progression de cette confiance ?
Vincent Petitet – L’étude pour Wood-health a donné lieu à plusieurs auditions de personnalités qualifiées, dans le monde médical ou institutionnel. On note un net intérêt pour le matériau bois, notamment pour le bien-être qu’il procure au sein des environnements de soins, en psychiatrie par exemple. Par ailleurs, nos interlocuteurs sont très sensibles aux propriétés du bois, c’est pourquoi nous avons rédigé, avec l’aide de scientifiques, un argumentaire propre à les rassurer.

Boutique-concept Hermès, Kyoto, Japon : entre tradition, art japonais et immersion dans la nature. © Richard Haughton


Les besoins en accueil pour personnes dépendantes, l’implantation de maisons pluriprofessionnelles de santé, la volonté de réunir nature et hôpital pour le bien-être de tous, les vertus antimicrobiennes du bois, sont autant d’atouts en sa faveur… Quelle est votre démarche ?

Nous nous sommes appuyés sur des réalisations déjà existantes pour nos travaux « bois-santé », par exemple le centre de psychiatrie de Metz inauguré en 2018, qui fait la part belle au bois dans ses aménagements intérieurs. On constate une évolution des pratiques, qui font un lien direct entre l’architecture d’un lieu et les soins que l’on y prodigue : « Le lieu fait lien », comme l’explique le sociologue Michel Maffesoli, qui a contribué à notre réflexion.

Le rapport Wood-luxury souligne que la filière forêt-bois, pour être compétitive en France et à l’étranger, doit proposer des concepts. Et aller au-delà de la beauté du produit et de l’excellence du savoir-faire français. Avez-vous observé des changements ?
Il est encore trop tôt, car notre étude est sortie en octobre. Néanmoins, nous souhaitons continuer ce travail auprès des opérateurs de la filière en professionnalisant leur approche des marchés du luxe et en nouant des liens avec les grands groupes. À ce titre, notre document comporte une étude de cas réalisée en partenariat avec le groupe Barrière.

Vous préconisez un argumentaire rigoureux à destination des entreprises bois, ainsi que des éléments de langage écoresponsables : matériau renouvelable, à faible impact carbone, recyclable, chantiers plus courts… Pourquoi ?
Notre filière est très sensibilisée à l’écologie et à ses prérequis en matière de décarbonation : dans ce souci de durabilité et d’économie circulaire, le bois est un matériau biosourcé incontournable. Aussi sommes-nous très mobilisés sur la diffusion auprès de nos professionnels d’un discours argumenté afin qu’eux-mêmes puissent étayer leur propos commercial quant aux qualités du matériau.

Wood-health et Wood-luxury recommandent une communication accrue en interne, des cursus de formation spécifiques, une veille nationale sur les projets. Les entreprises du bois doivent-elles repenser leur structure organisationnelle pour faire face à la concurrence étrangère notamment dans le luxe ?
Notre filière est historiquement compo­sée de PME/TPE et d’industries ou d’entreprises familiales. C’est ce qui fait qu’elle peut se prévaloir de savoir-faire acquis et reconnus comme tels. Ainsi que le prouvent nos deux études, l’ambition d’aller vers des marchés d’envergure est réelle chez nos professionnels. Comme toute ambition réfléchie, elle nécessite une structuration soignée et de nouvelles formes d’organisation sur lesquelles nous œuvrons, avec l’aval de la filière, mais aussi en synergie avec l’amont. Ces deux études ont, en effet, bénéficié d’un cofinancement de France Bois Forêt et du Codifab*, la démonstration que l’ensemble de la filière est engagée dans cette dynamique marchés.

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*Comité professionnel de développement des industries françaises de l’ameublement et du bois.

Pour en savoir plus :
fbie.org
codifab.fr

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ONF-Agir pour la forêt https://franceboisforet.fr/2020/02/14/onf-agir-pour-la-foret/ Fri, 14 Feb 2020 11:34:40 +0000 https://franceboisforet.fr/?p=17525 Après « Plantons pour l’avenir* » (La Lettre B n° 31, p. 18), nous vous présentons « ONF-Agir pour la forêt ». Préserver et valoriser la forêt publique, la biodiversité et développer leur adaptabilité au changement climatique : des thèmes essentiels que l’Office national des forêts (ONF) entend promouvoir à travers son fonds de dotation.

« ONF-Agir pour la forêt », a été lancé en novembre dernier. Objectif : financer des projets d’intérêt général dans les forêts publiques françaises en faisant appel au mécénat et aux dons des particuliers.
Dans un contexte d’urgence climatique et d’érosion de la biodiversité, la préservation de la vitalité des forêts publiques constitue un enjeu sociétal majeur. Et pour l’ONF, il faut aller plus loin et plus vite. D’où le lancement, le 12 novembre dernier, de son fonds de dotation « ONF-Agir pour la forêt », dédié au financement de projets d’intérêt général dans les forêts publiques françaises. L’idée étant de faciliter l’accès aux dons des entreprises et des particuliers qui souhaitent s’investir durablement dans des projets de proximité.

Six axes majeurs
L’Office national des forêts entend mobiliser largement autour de cinq axes essentiels : la plantation et la régénération – la préservation de la biodiversité – la prévention des risques naturels – l’accueil de tous les publics – la sauvegarde du patrimoine historique et culturel.
Les projets soutenus illustreront, quant à eux, la large palette d’actions menées par l’ONF et ses partenaires : bois, carbone, eau, biodiversité, protection des sols, paysages, loisirs nature…

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*« Plantons pour l’avenir » (plantonspourlavenir.fr).

Pour faire un don :
onf-agirpourlaforet.fr
onf.fr

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Nouvelle-Calédonie : vers une adaptabilité au changement climatique https://franceboisforet.fr/2020/02/14/nouvelle-caledonie-vers-une-adaptabilite-au-changement-climatique/ Fri, 14 Feb 2020 11:22:18 +0000 https://franceboisforet.fr/?p=17521 Préserver et restaurer les écosystèmes insulaires, renforcer leur résilience face au changement climatique, via des dispositifs de financement innovants et durables. C’est la finalité du projet Resccue*, mis en œuvre par la Communauté du Pacifique Sud (CPS). Zoom sur un des sites pilotes, dans la province Sud de Nouvelle-Calédonie.

Financé par l’Agence française de développement (AFD) et le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) et opérationnel depuis 2015, le projet Resccue a été déployé sur des sites pilotes en pays océaniens qui développent des activités en lien avec leur écosystème (reforestation, tourisme durable, etc.). L’un d’entre eux, situé dans la province Sud de Nouvelle-Calédonie, vise trois orientations prioritaires : restauration des écosystèmes altérés pour un environnement plus résilient ; maintien du bien-être des populations locales via une gestion à long terme des milieux naturels et de leurs services ; développement durable du tissu économique (sylviculture, tourisme de nature, activité minière…).
Très marqués par l’exploitation minière et forestière de la fin du 19e siècle au début du 20e, les massifs forestiers du grand Sud ne représentent plus que 20 % de leur surface initiale, soit quelques inclusions de forêts disséminées dans un paysage de maquis. Une fragmentation telle que la seule protection ne suffisait plus.
Il s’agissait de rétablir un lien écologique entre ces fragments, ainsi qu’avec les réservoirs forestiers voisins, telle la Côte Oubliée**. De même, différents scénarios d’élargissement du réseau actuel d’aires protégées ont été établis afin que la forêt reprenne peu à peu sa place et puisse jouer son rôle (régulation des cours d’eau, régulateur d’érosion, réservoir naturel de bois, patrimoine culturel).
En outre, Resccue a accompagné la province Sud et les professionnels concernés dans la mise en œuvre d’un plan de protection contre l’incendie du massif forestier du Grand Sud. Avec, entre autres, le financement de citernes d’eau et l’organisation de guetteurs mobiles pour déceler les départs de feu.

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* Restauration des services écosystémiques et adaptation au changement climatique : mis en œuvre par les bureaux d’études Bio eKo, ONF International, Vertigo Lab, sous la tutelle de la CPS et de la Province.
** Avril 2019 : création du parc provincial de la Côte Oubliée (98 000 ha de terre et 29 000 ha de zone marine).

AILLEURS : cette rubrique est destinée à vous faire partager les actions innovantes, originales, voire exemplaires, mises en place dans nos lointains et si proches espaces forestiers d’outre-mer.

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Colloque bois à Batimat – Le bois, matériau d’avenir https://franceboisforet.fr/2020/02/14/colloque-bois-a-batimat-le-bois-materiau-davenir/ Fri, 14 Feb 2020 11:10:49 +0000 https://franceboisforet.fr/?p=17509

Le bois… face au changement climatique, pour la restauration de Notre-Dame de Paris, au service des Jeux olympiques et paralympiques 2024 ou de l’économie circulaire. Sans oublier les marchés de la construction. Telles étaient les thématiques au cœur du colloque « Bois, matériau d’avenir ? » organisé par France Bois Forêt lors du salon Batimat, en novembre dernier. Il en ressort que le bois est bien le matériau du futur.
Les cinq tables rondes de ce colloque ont regroupé de nombreux experts de la filière forêt-bois française. Animées par Bernard Lechevalier, directeur des publications des Éditions des Halles, elles ont montré que le bois est de plus en plus apprécié à la fois pour ses qualités techniques et environnementales. Morceaux choisis.

Le bois au service des Jeux olympiques et paralympiques 2024

Les JOP de Paris en 2024 offrent l’op­portunité à la filière bois-construction et aménagement de démontrer ses capacités, ses compétences et ses atouts écologiques et sociétaux.

  • Georges-Henri Florentin, président de France Bois 20241
    « Mettre en avant auprès des différents professionnels la nécessité de stockage du carbone et celle de la formation sur les chantiers constitue une de nos actions. Il y a une mobilisation de la filière sur le sujet. Une organisation rigoureuse est indispensable pour s’assurer que 100 % des bois utilisés dans les ouvrages olympiques proviennent de forêts gérées durablement et qu’une partie proviendra bien des forêts françaises. »
  •  Paul-Emmanuel Huet, directeur exécutif PEFC France2
    « Le secteur de la construction bois en France est très mobilisé sur la question de la gestion durable des forêts. Près de 90 % des bois utilisés par les professionnels sont certifiés PEFC d’ailleurs. Les conditions sont réunies pour que la filière fasse valoir son fort engagement et apporte des garanties auprès de la Solideo. »
  •  Antoine du Souich, directeur de la stratégie et de l’innovation Solideo3
    « Un des points centraux de notre stratégie est que les JOP produisent la ville durable de 2030 et 2050. L’engagement de la Solideo et le lien avec la filière forêt-bois vont donc se poursuivre. Nous travaillons depuis longtemps pour que la filière soit au rendez-vous de ce grand événement. Parce que le bois stocke le carbone, permet des installations rapides et modulaires, il constitue une réponse systémique dans la construction et aux enjeux environnementaux. »

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1 Le projet France Bois 2024 vise à favoriser l’utilisation des solutions de construction et d’aménagement en bois, notamment français, dans les réalisations des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de 2024 (francebois2024.com).
2 pefc-france.org
3 Société de livraison des ouvrages olympiques (ouvrages-olympiques.fr)

La restauration de Notre-Dame de Paris, savoir-faire et ressource locale

L’avis des professionnels du patrimoine et des experts de la filière forêt-bois.

  • Marie-Amélie Tek, Architecte du Patrimoine1
    « Avec le plus vieux Code du patrimoine, la France a 170 ans d’expérience des monuments historiques et dispose de savoir-faire et de matériaux disponibles. Au vu de ce Code et de la charte de Venise qui préconise la restauration dans le dernier état connu, ici, très documenté, celle-ci devrait se faire à l’identique. Le temps politique (reconstruction en cinq ans, NDLR) n’est pas notre temps de bâtisseur. Le but pourrait être d’expérimenter, de faire revivre des techniques, de partager une expérience plutôt que de couper un ruban. Il faut valoriser le chemin. »
  • Benoît Dulion, dirigeant Dulion Charpente2, membre du GMH3
    « Le secteur de la construction bois en France est très mobilisé sur la question de la gestion durable des forêts. Près de 90 % des bois utilisés par les professionnels sont certifiés PEFC d’ailleurs. Les conditions sont réunies pour que la filière fasse valoir son fort engagement et apporte des garanties auprès de la Solideo. »
  •  Philippe Gourmain, expert forestier, coprésident de France Bois Notre-Dame de Paris4
    « Un des points centraux de notre stratégie est que les JOP produisent la ville durable de 2030 et 2050. L’engagement de la Solideo et le lien avec la filière forêt-bois vont donc se poursuivre. Nous travaillons depuis longtemps pour que la filière soit au rendez-vous de ce grand événement. Parce que le bois stocke le carbone, permet des installations rapides et modulaires, il constitue une réponse systémique dans la construction et aux enjeux environnementaux. »

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1 archi-tek.fr
2 dulioncharpente.fr
3 SGroupement des entreprises de restauration des monuments historiques (groupement-mh.org)
4 Groupe de coordination nationale créé par France Bois Forêt

Le bois de France, matériau biosourcé au service de l’économie circulaire

Quand l’émergence de certifications sur l’origine des bois ou la gestion des forêts contribuent au renforcement d’une économie de proximité plus respectueuse de l’environnement.

    • Tifenn Guennec, ingénieure études environnement FCBA1
      « Le bois est renouvelable et le premier pilier de l’économie circulaire. Tout au long de sa vie, il stocke du carbone. Il s’inscrit aussi dans une logique d’économie industrielle car les connexes de scieries sont réutilisés dans l’industrie papetière, les chaudières, etc. »
    • Caroline Berwick, déléguée générale adjointe FNB2
      « La marque Bois de France® (créée par la FNB, NDLR) apporte une garantie sur l’origine de la matière première mais aussi sur la transformation (…) Les garanties de traçabilité de l’origine de la matière première permettent de faire valoir les circuits courts (…) et davantage si on l’associe à la certification PEFC. On additionne ainsi la garantie sur l’origine et la gestion durable des bois. »
  •  Geoffroy Dhier, responsable technique PEFC Frances3
    « La certification PEFC répond à une logique d’équilibre entre les trois fonctions de la forêt : environnementale, économique et sociale. C’est un système de double certification qui garantit à la fois une bonne gestion des forêts et une “chaîne de contrôle PEFC”, s’appliquant à l’ensemble des entreprises de la filière bois papier qui le souhaitent (…) La notion de volontariat est importante, c’est ce qui fera que les personnes s’impliquent dans le suivi de certification. »

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1 Institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement (fcba.fr)
2 Fédération nationale du bois (fnbois.com)
3Programme de reconnaissance des certifications forestières (pefc-france.org)

Construction bois, un marché en croissance : les chiffres

La dernière Enquête nationale de la construction bois (basée sur l’activité 2018) financée par France Bois Forêt indique des curseurs à la hausse : + 19,4 % en logements collectifs, + 20 % en maisons individuelles et + 9,2 % pour les bâtiments tertiaires privés et publics.

    • Éric Toppan, coordinateur de l’Observatoire économique de France Bois Forêt1
      « Le bois dans la construction est le premier débouché de la filière : 60 % des bois mis en œuvre en France ont comme destination le bâtiment.
      Premier enseignement, le bois est durablement installé dans la construction individuelle et il s’implante dans le collectif ! (…) La plus forte progression en matière de construction bois en 2018 est dans la maison individuelle en secteur groupé (+ 49 %). Progression significative aussi dans le collectif : + 20 % en moyenne annuelle. »
    • Loïc de Saint-Quentin, secrétaire général de l’Afcobois2
      « Les importants constructeurs de maisons individuelles croient à la construction bois et à son développement, car le bois est un matériau naturel et renouvelable, et parce que la préfabrication offre rapidité d’exécution et qualité au millimètre près… »

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1 observatoire.franceboisforet.com
2 Syndicat français de la construction bois (afcobois.fr), devenu, après fusion, Union des industriels et constructeurs bois (UICB, uicb.pro)

La forêt et le bois face au changement climatique

Nos forêts stockent l’équivalent de 20 % des émissions de gaz à effet de serre du pays. Fixateur de CO2 (1 t/ m3 de bois), renouvelable, durable, biodégradable, le bois s’impose comme le matériau recyclable par excellence et permet des constructions respectueuses de l’environnement. Autant d’atouts qui rendent explicite l’urgence à protéger nos forêts aujourd’hui en souffrance.

    • Éric Sevrin, directeur IDF1
      « La forêt a une capacité génétique extraordinaire sur laquelle on peut compter, les arbres ont une richesse variétale importante qui permet à certains d’entre eux de résister en période de crise. C’est pour cela qu’il ne faut pas faire comme avant : les couper tous dès qu’il y a un dépérissement. Aujourd’hui, nous sommes beaucoup plus prudents : nous sélectionnons ceux à couper et faisons des éclaircies. Nous limitons les coupes pour ne pas accentuer le phénomène. »
    • André Richter, directeur des programmes FCBA2
      « Nous travaillons sur des essences comme le pin maritime, le pin taeda, le Douglas, et nous cherchons à améliorer les variétés qui seront plantées demain. Les critères d’amélioration variétale étaient jusqu’à présent la rectitude, la qualité des bois, la vitesse de croissance. Mais aujourd’hui, le critère essentiel est l’aptitude à résister au stress dû au changement climatique, notamment aux épisodes de sècheresse estivale, de chaleur excessive. »
  • Nicolas Douzain-Didier, délégué général FNB3
    « La forêt est un bien d’intérêt général. Cent mille hectares touchés par les scolytes en France, 1 million en Europe ! Entre autres actions, il faut sauver les bois. Si les bois scolytés sont détectés et récoltés précocement, il n’y a pas de dégradation de la qualité pour la construction ou pour l’usage dans la palette. L’urgence est la surveillance des forêts, l’évacuation et la mobilisation de ces bois. Par cette coordination de filière, on pourra limiter les dégâts. »

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1 L’Institut pour le développement forestier est le service de R&D et d’innovation du Centre national de la propriété forestière
(CNPF, cnpf.fr)
2 Institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement (fcba.fr)
3 Fédération nationale du bois (fnbois.com)

Réalisation vidéos : plan-rapproche.com
Animateur tables rondes : Bernard Lechevalier, directeur des publications des Éditions des Halles

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La filière forêt-bois au Mondial du bâtiment https://franceboisforet.fr/2020/02/14/la-filiere-foret-bois-au-mondial-du-batiment/ Fri, 14 Feb 2020 10:08:55 +0000 https://franceboisforet.fr/?p=17493

Lors du salon Batimat, rendez-vous incontournable des professionnels de la construction, la filière forêt-bois a pu démontrer toute sa diversité et sa capacité à répondre aux défis techniques et environnementaux du moment. Au menu concocté avec le soutien de l’Interprofession nationale France Bois Forêt : un vaste stand pour présenter la filière, ses entreprises et ses produits bois, un parcours bois valorisant l’offre française, un colloque, un plateau TV…

Le bois français a le vent en poupe. C’est le constat qu’ont pu faire les visiteurs du salon Batimat, lors du Mondial du bâtiment en novembre dernier, à Paris Nord Villepinte. Un vivier d’échanges et de rencontres qui fut l’occasion pour la filière forêt- bois française de se décliner dans toute sa diversité. À la question : pourquoi participer à Batimat ? Michel Druilhe, président de France Bois Forêt, répond : « Notre présence s’inscrit dans la volonté de permettre à chaque professionnel de la construction de venir s’informer, découvrir, échanger autour des valeurs et des produits portés par la filière forêt-bois française au sein d’un parcours bois dédié ». Parcours qui commençait sur le stand « Pour moi, c’est le bois ». Lequel, sur plus de 100 m2, mettait en avant la filière et ses entreprises, ou encore les produits bois français sur un catalogue 3D (youtube.com/watch?v=cfDZZFJFP_8).

Descriptif du Parcours bois proposé lors de la dernière édition de Batimat. Objectif : permettre à chaque professionnel de s’informer sur les valeurs et les produits portés par la filière forêt-bois française. ©DR

Le bois au cœur des enjeux du bâtiment
Un des objectifs était également de faire valoir les atouts des marques Bois de France® et Parquets de France® : la première en tant qu’outil répondant aux attentes de garantie sur l’origine de la matière première issue de forêts françaises gérées durablement, mais aussi sur la transformation en France ; la seconde apportant aux maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre et entreprises toutes les garanties de qualité et de sécurité des produits parquets – engagement à long terme également pour la promotion du savoir-faire français, de la gestion durable des forêts et du bien-être du consommateur.
Ce parcours intégrait aussi une halte chez France Douglas1 (partenaire de France Bois Forêt) pour y découvrir les solutions constructives en pin Douglas français et les « arguments » de cette ressource en tant que matériau de construction. Une autre étape remarquée fut celle chez Arteck2 qui compte à son actif la construction, en France, de plus de 1 000 maisons. Inédit, ce spécialiste du travail du bois depuis trente ans a réalisé, chaque jour du salon, une maison zéro émission, à taille réelle, en épicéa et Douglas français.
Une semaine également rythmée par les Matinales de la construction bois de Bati-Journal TV (voir encadré ci-dessous) ou encore les tables rondes du colloque « Le bois, matériau d’avenir ? » organisées par France Bois Forêt (voir pages 32 à 35), plaçant le bois au cœur des enjeux du bâtiment et de la ville de demain.

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1L’association conduit toutes les actions de recherche, de veille normative et réglementaire, de communication ou d’animation en vue de valoriser la ressource nationale de Douglas (france-douglas.com).
2 Arteck est l’implantation francilienne du groupe Lallemant, leader français dans le domaine de la menuiserie (arteck-france.com).

Bati-Journal TV

Le salon Batimat fut l’occasion de retrouver une nouvelle édition du plateau TV Bati-Journal, soutenu par France Bois Forêt. La Matinale de la construction bois a ainsi présenté cinq émissions animées par Stéphane Miget, rédacteur en chef de 5façades et de Planète Bâtiment.
• Améliorer le cadre de vie et le bien-être avec le bois – concours de design Bati-journal TV (École supérieure du bois et École de design Nantes Atlantique), avec découverte du nouveau plateau et retransmission des contenus sur de nombreux sites partenaires.
• JO 2024, le défi construction bois.
• Évolutions et innovations des bois d’ingénierie origine France.
• Construire local et très bas carbone avec le bois.
• Retour d’expérience : Prix national de la construction bois (PNCB),
co-organisé par Bati-Journal, Éditions des Halles et Batimat, avec le soutien de France Bois Forêt.

Plateau « Couteau suisse », gagnant du concours Bati-Journal TV (voir La Lettre B n° 31, p. 44). De gauche à droite : Marie-Agnès Revert, responsable pédagogique bachelor scénographie (École de design Nantes Atlantique), Philippe Blanchard, enseignant-chercheur en design à l’École supérieure du bois de Nantes (ESB), Guillaume Morel et François Mazières, étudiants à l’ESB.
Photo : Plan rapproché

Batimat, édition 2019 : les chiffres clés
• 1 700 exposants :
43 % français et 57 % étrangers
• Plus de 100 conférences
• Près de 270 000 visiteurs : architectes, ingénieurs, constructeurs, promoteurs
• Plus de 200 innovations

Réalisation vidéos :
plan-rapproche.com
Journaliste plateau : Stéphane Miget

Retrouvez les émissions Bati-Journal TV enregistrées lors de Batimat 2019 sur :
bati-journal.tv
youtube.com/user/FranceBoisForet1

©Plan Rapproché
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Surveillance phytosanitaire aérienne et satellitaire https://franceboisforet.fr/2020/02/14/surveillance-phytosanitaire-aerienne-et-satellitaire/ Fri, 14 Feb 2020 09:58:09 +0000 https://franceboisforet.fr/?p=17484

Surveiller de façon permanente l’état sanitaire des pins maritimes du massif des Landes de Gascogne par télédétection. C’est un des fronts sur lequel opère la Caisse Phyto Forêt1, avec le soutien financier de France Bois Forêt.

Limiter les risques sanitaires en forêt implique une surveillance poussée pour une détection précoce des foyers éventuels de mortalité. Notamment par la télédétection par satellite. C’est une des missions de la Caisse Phyto Forêt, dans le massif des Landes de Gascogne, la plus grande forêt cultivée d’Europe, mise à mal par les tempêtes de 1999 et 2009, puis par les attaques parasitaires. Ces épisodes de crise ont démontré la nécessité d’instaurer une surveillance en continu au service d’une plus grande réactivité.

Des images accessibles et gratuites

Prolongement du programme 2015-2017, la phase 2018-2019 réunit, à travers une convention, ladite caisse, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, l’Irstea2 et Telespazio3. Si l’objectif est une continuité de services par télé­détection, sa nouveauté réside dans une partie recherche et développement visant notamment à perfectionner le système : « Il nous fallait identifier les outils de demain, plus compétitifs sur le plan économique et plus efficaces. Ainsi, en 2018, nous utilisions encore le satellite RapidEye, qui avait l’inconvénient d’être onéreux : 1 euro le km2. Mais dans le même temps, nous avons comparé trois types d’images – RapidEye, Spot 6-7 et Sentinel-2 – en termes de résolutions spatiale et temporelle », explique Gaëlle Burlot, chargée de mission Ressource et Sanitaire à la Caisse Phyto Forêt. Entre autres atouts : leur gratuité et leur accessibilité. « En 2019, nous avons donc basculé sur les images Sentinel-2 : une résolution spatiale certes moindre – 10 m –, mais une meilleure résolution temporelle. L’idée étant la mise en œuvre de ces outils pour contrôler l’état sanitaire presque en temps réel, suivre son évolution et être réactifs en cas de problèmes pour limiter les propagations éventuelles. » Ce dispositif vient en complément de la surveillance terrain des correspondants observateurs
(une quarantaine sur la région dépendant du Département santé des forêts de la Draaf4), qui ne peuvent avoir une vision du sol exhaustive – « certaines zones échappent à leur regard ».
Plus concrètement, les données recueillies peuvent mettre en évidence des foyers d’anomalies, voire de mortalités. Après identification des zones géographiques concernées, un ULM réalise des images aériennes avec une résolution de 5 cm pour caractériser plus précisément la nature de ces anomalies : scolytes, champignons, sécheresse, incendies, simples travaux sylvicoles ou végétation basse (fougère, éclaircie avec houppiers laissés sur parcelle), etc. « Il s’agit d’affiner l’identification de manière à éviter les déplacements superflus. Les foyers suspects retenus sont alors visités par les correspondants observateurs pour en déterminer la cause. » Et agir en conséquence.

L’insecte du genre capricorne, vecteur du nématode du pin. © Dominique Piou/Maaf
Autre action de la Caisse Phyto Forêt, l’expérimentation de colorants rouges compatibles avec l’application du Rotstop, produit utilisé contre le développement du fomes, champignon racinaire attaquant les souches fraîches, pathogène pour les arbres sains. © Caisse Phyto Forêt

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1 Caisse de prévoyance et de protection des forêts du Sud-Ouest, créée en 2013 par le Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest.
2 Institut de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, devenu Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) avec l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).
3 Coentreprise franco-italienne de l’industrie spatiale spécialisée dans les services liés à la mise en œuvre des satellites.
4 Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt.

Pour en savoir plus :
maisondelaforet-sudouest.com
irstea.fr

Réf. FBF : 18RD1029
Budget FBF : 28 k€

Les missions de la Caisse Phyto Forêt
La Caisse de prévoyance et de protection des forêts du Sud-Ouest,
Caisse Phyto Forêt, a été créée par le Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest afin d’organiser concrètement le financement d’actions collectives
en matière phytosanitaire sur le massif des Landes de Gascogne ainsi que celui de programmes de recherche afin de mieux connaître et de prévenir les risques en forêt. L’objet de cette association est d’agir en matière de protection des risques phytosanitaires (donc non assurables) et d’organiser notamment une surveillance permanente des mortalités en forêt. La Caisse peut également procéder à des campagnes de traitement contre les attaques parasitaires (scolytes, fomes, chenilles, etc.).

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La Canopée : le concours innovation de la filière forêt-bois https://franceboisforet.fr/2020/02/14/la-canopee-le-concours-innovation-de-la-filiere-foret-bois/ Fri, 14 Feb 2020 09:42:31 +0000 https://franceboisforet.fr/?p=17481

Soutenue dès sa création par France Bois Forêt (FBF), organisée par Forinvest1 et l’École supérieure du bois et des matériaux biosourcés (ESB), La Canopée s’annonce sous les meilleurs auspices. Ce concours national d’innovation au sein de la filière forêt-bois, cofinancé notamment par FBF et par les groupes Archimbaud, Piveteaubois, Siat et Monnet-Sève Sougy, a recueilli 141 candidatures. Zoom.

« Nous nous adressons à tout type de projet dès lors qu’il présente un caractère innovant pour la filière forêt-bois », explique François Vulser, responsable du concours chez Forinvest. Sachant que l’objectif est de distinguer les innovations qui valorisent le matériau bois, la gestion durable de la forêt et les territoires à travers des usages inédits. Clos le 20 décembre 2019, l’appel à candidatures a été largement suivi puisque pas moins de 141 projets ont été enregistrés. Pour rappel, trois prix viendront récompenser trois catégories. Le premier, « Idéation »2 , est ouvert à l’univers académique (enseignants, chercheurs, étudiants) – ici, il n’y a pas forcément concrétisation de projet. Le deuxième, « Start-up », intéresse les entreprises de moins de 7 ans – « De jeunes structures parfois très innovantes, mais qui peuvent difficilement être au même niveau que d’autres, plus solides. » Le troisième, « Entreprise », s’adresse aux autres sociétés, toutes tailles confondues et de tous âges.

Un site internet dédié
Le 15 janvier, une première sélection a re­tenu 36 projets. Les heureux présélectionnés auront cinq minutes pour convaincre leur jury régional respectif. Dates et lieux sont d’ores et déjà arrêtés : le 5 février à Lyon lors du salon Eurobois ; le 19 février à Bordeaux (hôtel de Région) ; le 4 mars à Nancy, au Centre Prouvé ; le 18 mars à Nantes, dans le Bâtiment B (Atlanbois). Les douze finalistes se retrouveront, le 15 avril à Paris,
dans l’amphithéâtre B du Grand Palais, à l’occasion du Forum international bois construction (FIBC). Sans oublier un « bis » qui se tiendra au Carrefour international du bois, entre le 27 et le 29 mai. Le jury du concours réunit, aujourd’hui, 57 membres, experts de la filière, de l’entrepreneuriat et de l’investissement. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’événement a su convaincre. Il est ainsi placé sous le haut patro­nage du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, tandis que onze partenaires financiers3 se lancent dans l’aventure. Spécialement dédié, le site internet concourslacanopee.fr, créé en octobre, a déjà reçu la visite de milliers d’internautes ! Dans un précédent article (La lettre B n° 31, p. 31), Éric Toppan, secrétaire général de Forinvest, à l’initiative du concours, disait y voir « un formidable accélérateur pour la filière ». Sans aucun doute ! La récompense, au-delà de l’accompagnement et de la dotation de 25 000 euros, est bien la visibilité. Déjà, de nombreux articles de presse ont relayé l’information. Soyez vigilants sur les résultats, il s’agira pour partie de notre Avenir.

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1 Forinvest Business Angels : association française de forestiers investisseurs qui accompagnent et financent les entreprises de la filière forêt-bois.
2 Processus créatif de production, développement et communication
de nouvelles idées.
3 Les autres partenaires sont : le Comité professionnel de développement des industries françaises de l’ameublement et du bois (Codifab), le Crédit agricole, Xylofutur, la fédération Forestiers Privés de France (Fransylva). Avec la participation de France Bois Industries Entreprises (FBIE).

 ©Le parcours de La Canopée : le 5 février à Lyon, le 19 février à Bordeaux ; le 4 mars à Nancy, le 18 mars à Nantes, et enfin le 15 avril au Grand Palais, à Paris.

Pour en savoir plus :
forinvest-ba.fr
esb-campus.fr (École supérieure du bois)
concourslacanopee.fr

Réf. FBF : 19PC1108
Budget FBF : 30 k€

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Resofop 2019 : le climat, thème récurrent https://franceboisforet.fr/2020/02/13/resofop-2019-le-climat-theme-recurrent/ Thu, 13 Feb 2020 16:46:50 +0000 https://franceboisforet.fr/?p=17477 L’enquête Resofop1, Réseau d’observation de la forêt privée mis en place dans le cadre de l’Observatoire économique de France Bois Forêt, explore la perception du changement climatique par les propriétaires forestiers privés et ses conséquences sur leur gestion.

Comme chaque année, un panel repré­sentatif de 960 propriétaires forestiers de plus de 4 hectares sur la France métropolitaine a été interrogé sur la base d’un questionnaire2. Et une fois encore – une constante depuis la création de Resofop (2009) –, « c’est l’attachement affectif qui motive en premier lieu l’intérêt des propriétaires privés pour leur forêt, avant l’espace de liberté et la préservation de la bio­diversité », souligne Éric Toppan, adjoint au directeur général de Fransylva-­Forestiers Privés de France, supervisant le réseau au niveau de l’Observatoire économique de France Bois Forêt. Ce lien très fort supplante les notions de constitution de patrimoine, de territoire de chasse ou encore de fiscalité, motif d’intérêt qui vient en dernière position.

Des propriétaires forestiers inquiets
Quant à leur perception de l’impact du changement climatique, « 73 % des interrogés, surtout les jeunes, pensent que le climat change ; 42 % d’entre eux considèrent comme important son impact sur leur forêt, contre 36 % qui le jugent faible. Plus de la moitié (54 %) sont inquiets, et, parmi eux, 81 % considèrent que les dégâts sont déjà observables », détaille Éric Toppan. Entre autres, difficulté de régénération en raison d’une forte mortalité des plants ; augmentation, liée à l’absence de gel, des attaques parasitaires et des maladies… Pour autant, 70 % d’entre eux n’envisagent pas de modifier leurs pratiques sylvicoles dans les cinq prochaines années, certains comptant sur la capacité d’adaptation de leur forêt, d’autres arguant le manque d’informations et, surtout, l’absence d’aide financière ou fiscale – plus de la moitié ne tirent aucun revenu de leurs bois. Engagés ou non dans un changement de gestion, beaucoup expriment le besoin d’accompagnement et de conseil.

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1Conçue avec Fransylva, le GIP Écofor (Groupement d’intérêt public écosystèmes forestiers), le RMT Aforce (Réseau mixte technologique pour l’adaptation des forêts aux changements climatiques) et le Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie).
2 Questionnaire élaboré par Fransylva et le Centre national de la propriété forestière (CNPF).

Pour en savoir plus :
• foretpriveefrancaise.com
• cnpf.fr
• observatoire.franceboisforet.com
• reseau-aforce.fr

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Parquet et sciage : les industries européennes en quelques chiffres https://franceboisforet.fr/2020/02/13/parquet-et-sciage-les-industries-europeennes-en-quelques-chiffres/ Thu, 13 Feb 2020 16:24:50 +0000 https://franceboisforet.fr/?p=17461

Avec le soutien de France Bois Forêt dans le cadre de l’Observatoire économique, la Fédération nationale du bois (FNB) a récemment publié deux rapports : l’un sur les industries européennes du parquet en 2018 (prévisions 2019-2020), l’autre sur celles du sciage en 2018 (prévisions 2019-2020). Chiffres clés.

La France a vu sa production de parquets augmenter de 1,6 % depuis 2017, dont 1,7 % pour le parquet massif et 1,1 % pour le contrecollé.

La production totale de parquets dans les pays européens FEP (Fédération européenne du secteur du parquet) ou non FEP a diminué d’un peu moins de 0,8 % en 2018 avec le contrecollé toujours en tête (82 % contre 81 % en 2017), suivi du massif avec une stagnation à 17 % et du mosaïque (1 % contre 2 % en 2017). Dans ce paysage, la France occupe la cinquième place au niveau européen avec un pourcentage de production de parquets (tous types confondus) de 7 %. Elle occupe le top 8 dans la production de massif avec 0,89 % d’augmentation (soit + 23 000 m2) par rapport à 2017 et le top 12 pour le contrecollé qui enregistre une baisse de 6,36 % (soit − 182 000 m2). Globalement, l’industrie européenne du parquet en 2018 a connu une baisse de la consommation par rapport à 2017 (- 2,3 %, soit 79 854 300 m2, contre 81 732 014 m2 en 2017), liée notamment à celle observée en Allemagne, en Suisse, dans le cluster nordique et au Benelux. La France, quant à elle, a vu son marché augmenter de 1,6 %, dont 1,7 % pour le parquet massif et 1,1 % pour le contrecollé. Malgré un quatrième trimestre 2018 difficile, la barre est remontée au premier trimestre 2019. Le secteur du bâtiment a tenu ses objectifs en termes de rénovation/construction. En termes de consommation totale de parquets dans la zone FEP en 2018, la France occupe la 3e place avec 10,59 %, après l’Allemagne et l’Italie. Mais, en termes de consommation par habitant, elle passe à la 12e place avec 0,13 m2/hab. La matière première ne manque pas et les prévisions pour 2019/2020 semblent plutôt positives malgré la concurrence des autres revêtements de sol « aspect bois ». Gageons que la reconnaissance par les autorités européennes des vertus des produits bois dans la lutte contre le changement climatique, le soutien à l’économie circulaire et la bioéconomie changera encore les choses.

Les industries européennes du sciage
• Depuis 2013, le chiffre d’affaires de la production des industries du bois (sciage, produits issus du sciage, panneaux) dans l’Union européenne est à la hausse (+ 15 %) : elle a atteint 230 milliards d’euros en 2017 (+ 3,6 % par rapport à 2016). L’Allemagne confirme sa position de leader (47 milliards d’euros, + 1,2 % par rapport à 2016). La France se place, elle, en 5e position avec 18,1 milliards d’euros (+ 1,7 %).
• Concernant les sciages de résineux, à noter la reprise de la production portée par une demande soutenue en Europe. La France est le 12e producteur dans le monde (6 604 000 m3) et le 5e dans l’EOS* (+ 3 % par rapport à 2017). Dans l’EOS, plus l’Italie et le Royaume-Uni, la production totale a augmenté de plus de 2 % en 2018 (près de 86,5 millions de m3). Une hausse à mettre en parallèle avec celle de la demande (+ 1,3 %) qui s’élève à 69,8 millions de m3 (+ 3,9 % pour la France, soit un peu plus de 8 millions de m3).
Quant à la production de sciages de feuillus dans l’EOS, elle a dépassé 6,1 millions de m3 en 2018 (+ 1,3 % par rapport à 2017). La France reste le plus gros producteur (1,6 million de m3) et le plus gros consommateur (près de 1,3 million de m3) devant la Roumanie et l’Allemagne.

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* Pays membres de l’Organisation européenne des scieries (EOS en anglais) : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Lettonie, Norvège, Roumanie, Suède, Suisse.

Pour en savoir plus :
fnbois.com
observatoire.franceboisforet.com

Pourcentage de production totale de parquet des pays membres de la FEP, en 2018. Doc. : FNB
Volume de production de sciages de résineux dans les pays membres de l’EOS 2009-2019 (en milliers de mètres cubes). Doc. : FNB
Volume de production de sciages de résineux dans les pays membres de l’EOS 2014-2019 (en milliers de mètres cubes), pays par pays. Doc. : FNB
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